APSAMED - Centre vitalité Château d'Eoures

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Association Reconnue d'intérêt général

    Dr Jean-Bruno Meric Psychiatre

LA NATURE A HORREUR DU VIDE
Et le malade a horreur du désert médical

 

La phobie du désert médical n’est pas une nouvelle névrose. C’est une phobie légitime, quasi-instinctive, que de plus en plus de Français vont ressentir au fur et à mesure qu’ils vont découvrir une vérité qu’on ne leur cache pas, mais qu’aucun media ne fait l’effort de leur signaler. L’apparition des premiers déserts médicaux, surtout dans le monde rural et au nord de la Loire, n’est que l’arbre qui cache la forêt.

 

En 2025, la France sera un immense désert médical. Il suffit, pour s’en convaincre, de consulter la pyramide des âges des cotisants à la Caisse Autonome de Retraite des Médecins Français. La nature ayant horreur du vide, les médecines douces vont envahir naturellement le champ laissé libre par la médecine classique, pour répondre à une demande non satisfaite. Ce sera une nouvelle ruée vers l’or, correspondant à l’abandon de plus des deux tiers du marché. Ce sera aussi une nouvelle responsabilité, qui nécessite une organisation de la profession (praticiens de médecines douces) et son inscription à terme au Code de la Santé Publique.

 

Comité de déontologie

Comité de Déontologie d’APSAMED :

 

La Charte d’APSAMED était nécessaire, mais pas suffisante pour se structurer en un véritable Ordre des Médecines douces, calqué sur l’Ordre des Médecins et rendu indispensable à l’horizon 2025 par la disparition programmée de plus des 2/3 des effectifs des médecins libéraux.

 

A moins de nous voir envahis de médecins non francophones et d’officiers de santé non médecins, les praticiens de médecines douces devront tenir leur rôle dans la prise en charge des plaintes non létales de patients abandonnés au milieu d’un immense désert médical : 40000 médecins (au mieux) pour 63 millions de Français (au moins).

 

Les pouvoirs publics s’y opposeront d’autant moins que leurs pratiques sont faiblement iatrogènes et ne seront pas remboursées par la Sécurité Sociale. Mais pour être reconnue par le Code de la santé publique, la profession devra être rassemblée, structurée par spécialités elles-mêmes reconnues par des Fédérations, organisée en tableaux départementaux, disposer d’un Code de déontologie et de Chambres disciplinaires régionales, notamment pour chasser les charlatans.

 

Elle devra même pouvoir user de l’article L 460, pour faire expertiser et suspendre le cas échéant les praticiens délirants. Le Conseil national de l’Ordre des praticiens de médecines douces devra même se montrer d’une extrême sévérité pour faire taire les critiques qui ne manqueront pas d’accompagner ses premières années d’existence.

 

Exemple d’article du Code de déontologie :

Toute pratique de charlatanisme est interdite.

Commentaires :

Est charlatan le guérisseur qui se vante de guérir toutes sortes de maladies.Le praticien de médecines douces ne guérit pas, il soulage ou il prévient.Il ne parle pas de sa pratique avec emphase (it. ciarlare), mais avec sobriété. Il ne promet pas de résultats illusoires.Il se fait rémunérer en respectant le tact et la mesure.

 

Par le Docteur Jean-Bruno MERIC

 

Médecin Psychiatre

 

 

La pyramide des âges des médecins libéraux nous explique clairement pourquoi les médecines douces vont remplacer quantitativement la médecine classique de 2010 à 2025, années pendant lesquelles l’effectif des médecins libéraux va passer de 125000 à 40000. Encore s’agit-il de l’hypothèse optimiste, car 2010 a vu 910 médecins libéraux (âge moyen 55 ans) dévisser leur plaque et 8 jeunes thésés sur 10 refuser de visser la leur, préférant faire des remplacements ou occuper des postes salariés. Quant à la féminisation observée de la profession, elle laisse augurer (entre deux grossesses) un partage plus équilibré entre les temps professionnels et les temps familiaux.

 

Le coup de hache qui inverse la pyramide des âges est dû au numerus clausus, qui ne sera que légèrement desserré quelle que soit la majorité élue par les Français. Un marché de 40 millions de clients va s’ouvrir aux médecines douces, non iatrogènes et non remboursées, avec la bénédiction tacite de la Sécurité Sociale et des pouvoirs publics. Une association comme l’APSAMED devra se structurer en Ordre des Médecines douces avec inscription obligatoire des praticiens à des tableaux départementaux et Code de déontologie (inspiré de sa Charte et de celui des Médecins), notamment pour en chasser les charlatans, et être reconnue par le Code de la santé publique.