Les symptômes de la Maladie de Lyme

La maladie de Lyme ou “borréliose de Lyme” est une maladie infectieuse due à la bactérie appelée Borrelia burgdorferi, transmise qui se transmet généralement par l’intermédiaire de la piqûre d'une tique infectée.

Elle peut toucher plusieurs organes mais aussi les articulations et le système nerveux.

​Il faut savoir qu’il y a 3 stades de la maladie de Lyme que nous allons détailler dans cet article.



Stade 1 : les premiers symptômes maladie de Lyme

Les symptômes peuvent passer inaperçus dans 50 % des cas, ils vont survenir quelques heures à quelques jours voir 1 mois après la morsure de Tique :

  • Fièvre

  • Maux de tête

  • Fatigue

  • Douleur mono-articulaire

  • Une plaque rouge inflammatoire, appelée érythème migrant, peut apparaître autour du point de piqûre, avant de s’étendre progressivement (la plaque a un diamètre souvent supérieure à 5 cm).

  • Le traitement par antibiotiques recommandé est : doxycycline ou amoxicilline ou azithromycine, il est indispensable .L'érythème migrant et les symptômes associés disparaissent alors rapidement en 1 à 4 semaines. Sinon, continuer les antibiotiques.

La personne qui n’a aucun souvenir de s’être fait piquer et/ou n’a ressenti aucun de ces symptômes (peuvent passer comme un état grippal) ni vu d’érythème migrant laisse à la bactérie le temps de migrer et de se reproduire dans différentes parties du corps .Celle-ci peut se développer ou garder une forme dormante pendant des mois voire des années en attendant que le système immunitaire s’affaiblisse pour attaquer. Cette personne va ressentir différentes symptômes ,parfois les mêmes, parfois variables selon les périodes, parfois aucun.



Stade 2 : manifestations aggravées de la Borréliose de Lyme

Les manifestations deviennent plus sévères et particulièrement disséminées dans l’organisme tout entier. De façon générale, le malade va éprouver divers symptômes :

  • lésion cutanée nodulaire ou en plaque appelée lymphocytose borélien, érythème chronique migrant.

  • atteintes neurologiques : neuro-borréliose avec tous ses symptômes : maux de tête, névralgies, paralysie faciale, méningite, raideur de la nuque, troubles du sommeil, dysfonctionnement au niveau de l’appareil auditif, troubles cognitifs avec perte de mémoire, difficulté de concentration, angoisses …

  • atteintes articulaires inflammatoires (arthrites) deviennent plus fortes et migrantes

  • atteinte cardiaque : troubles du rythme cardiaque...,

  • atteintes ophtalmologiques : uvéite...

  • grande fatigue


Stade 3 : forme chronique de la maladie de Lyme

Ce stade peut se situer des mois voire des années après la contamination. La plupart du temps, la maladie de Lyme devient chronique et ses manifestations s’accentuent encore plus. Les nombreux symptômes, ne sont hélas pas toujours associés à celle-ci et le patient peut souffrir longtemps avant de trouver un médecin qui pose ce diagnostic.

Elle est surnommée la grande imitatrice. La maladie de Lyme peut en effet prendre plusieurs formes.

Les symptômes sont très différents et variés d’une personne à l’autre , d’un jour à l’autre ou même au sein d’une même journée.

Le symptôme commun à tous les malades de Lyme est une grande fatigue.

  • La tête, le visage et le cou

  • Maux de tête d’intensité modérée ou sévère, crises.

  • Pression dans la tête, lésions de la substance blanche dans le cerveau (IRM).

  • Spasmes musculaires sur le visage ou ailleurs. Paralysie faciale (paralysie de Bell et syndrome de Horner).

  • Sensation de picotement dans le nez, sur (le bout de) la langue, sur les joues. Rougeur du visage.

  • Raideurs ou douleurs au niveau de la nuque.

  • Raideurs ou douleurs au niveau de la mâchoire. Problèmes dentaires.

  • Maux de gorge, besoin constant de s’éclaircir la voix, mucosités (flegme), enrouement, nez qui coule.

  • Chute de cheveux inexpliquée.

  • Les yeux / la vue

  • Vision double ou trouble.

  • Perception accrue de points noirs.

  • Douleurs dans les yeux ou gonflement autour des yeux.

  • Hypersensibilité à la lumière.

  • Lumières clignotantes, vagues périphériques ou images fantômes au coin des yeux.

  • Les oreilles / l’ouïe

  • Perte auditive dans une oreille ou dans les deux oreilles.

  • Oreilles bouchées.

  • Bourdonnement dans les oreilles.

  • Douleurs dans les oreilles. Hypersensibilité aux sons.

  • Tintement dans une oreille ou dans les deux oreilles.

  • Les systèmes digestif et excrétoire

  • Diarrhée.

  • Constipation.

  • Vessie irritable (difficulté à commencer/ à s’arrêter d’uriner) ou cystite interstitielle.

  • Maux d’estomac (nausées ou douleurs) ou RGO (reflux gastro-œsophagien).

  • Ballonnements

  • Le système musculo-squelettique

  • Douleurs osseuses et articulaires ou gonflement, syndrome du canal carpien.

  • Raideurs dans les articulations, dans le dos, dans la nuque.

  • Synovite du coude.

  • Douleurs musculaires ou crampes (Fibromyalgie).

  • Les systèmes respiratoire et circulatoire

  • Souffle court, difficulté à respirer profondément ou suffisamment, toux.

  • Douleurs thoraciques et douleurs dans les côtes.

  • Sueurs nocturnes ou frissons inexpliqués.

  • Palpitations cardiaques ou battements cardiaques supplémentaires.

  • Endocardite, blocage cardiaque.

  • Le système neurologique

  • Tremblements inexpliqués.

  • Sensations de brûlures ou douleurs lancinantes dans le corps.

  • Fatigue, syndrome de fatigue chronique, faiblesse, neuropathie périphérique ou paralysie partielle.

  • Pression dans la tête.

  • Engourdissement dans le corps, picotements et fourmillements.

  • Équilibre fragile, vertiges, difficulté à marcher.

  • Mal des transports accru.

  • Étourdissements, endormissements.

  • Le bien-être psychologique

  • Humeur changeante, irritabilité, troubles bipolaires.

  • Dépression inhabituelle.

  • Perte du sens de l’orientation (la personne se perd ou a l’impression d’être perdue).

  • Impression de perdre la tête.

  • Réactions émotionnelles excessives, tendance à pleurer facilement.

  • Excès de sommeil ou insomnies.

  • Difficulté à s’endormir ou à rester endormi.

  • Narcolepsie, apnée du sommeil.

  • Crises de panique, anxiété.

  • Les aptitudes mentales

  • Perte de mémoire (à court terme et à long terme).

  • Confusion, difficulté à penser clairement.

  • Difficulté à se concentrer et à lire.

  • La personne se rend au mauvais endroit.

  • Difficulté à parler (difficulté à articuler ou discours très lent).

  • Bégaiement.

  • La personne oublie comment effectuer de simples tâches.

  • La reproduction et la sexualité

  • Perte de la libido.

  • Dysfonctionnement sexuel.

  • Douleurs menstruelles inexpliquées, irrégularité.

  • Douleurs inexpliquées au niveau des seins, écoulement.

  • Douleurs testiculaires ou pelviennes.

  • Le bien-être général

  • Sensations olfactives imaginaires.

  • Prise ou perte de poids inexpliquée.

  • Fatigue extrême.

  • Hypertrophie glandulaire ou hypertrophie des ganglions lymphatiques.

  • Fièvres inexpliquées (fortes ou modérées).

  • Infections à répétition (sinus, reins, yeux, etc.).

  • Évolution des symptômes qui apparaissent et disparaissent.

  • La douleur se répand dans différentes parties du corps.

  • Les premiers symptômes ressemblaient à ceux de la grippe.

  • Depuis, vous ne vous sentez pas bien.

  • Température corporelle basse.

  • Allergie ou sensibilité aux produits chimiques.

  • Effets de l’alcool renforcés et sensation accrue de gueule de bois.

Diagnostiquer la maladie de Lyme

Pourquoi le diagnostic est-il aussi difficile à poser ?

​Tout d’abord, comme nous avons plus haut, la maladie de Lyme est une grande imitatrice, ce qui peut tromper les médecins dans leur diagnostic, elle peut facilement se faire passer pour une sclérose en plaques, une polyarthrite rhumatoïde ou une maladie psychiatrique en autre.

Il ne faut pas oublier que le diagnostic se fait avant tout à partir du questionnaire médical (Le Dr Horowitz spécialiste Américain a créé un questionnaire destiné à déterminer la probabilité d’être atteint d’un syndrome infectieux multi systémique et /ou d’une maladie de Lyme), de l’examen clinique et beaucoup de nos médecins de famille ne connaissent que très peu la forme chronique de la maladie surtout quand il n’y a pas de souvenirs de piqûres de tiques et d’érythème migrant, de plus, les examens sérologiques actuels ne sont pas fiables, ils ne doivent déjà pas être pratiqués avant 4 à 6 semaines suivant la piqûre de tique si piqûre de tique il y a eu.


Ce qui est fou, c’est qu’un test négatif ne signifie pas que vous n’avez pas la maladie de Lyme et quand il est positif, certains médecins vous disent que c’est un faux positif.

Les deux tests sanguins les plus utilisés et les plus controversés sont le test ELISA et le WESTERN BLOT. Ces 2 tests ne cherchent pas la présence de la bactérie mais les anticorps que vous auriez produit en cas de « contacts » ou d’infections par la bactérie. Ces sérologies se font actuellement en deux temps, tout d’abord le test Elisa puis un Western Blot de confirmation qui ne sera remboursé (50 euros) que si l’ Elisa est positif.

De plus, il y a plusieurs variétés de bactéries borrélia et ces tests ne cherchent que les anticorps pour les plus courantes d’entre elles.


La concentration d’anticorps peut varier dans le temps chez une même personne, selon le moment où le test est effectué, il peut être positif ou négatif : les bactéries s’attaquant aux lymphocytes B, cellules du système immunitaire qui produisent les anticorps que l’on cherche dans les tests Elisa.

Il y a aussi, l’Elispot ( qui recherche l’infection active), les PCR vétérinaires (interdites en France), l’Allemagne, les USA et l’Espagne utilisent leur propres tests ( Cf BCA clinique et la clinique Biosalud ), le Dr Teulière a mis en place le test par les phages en Belgique mais tous ces tests ne sont pas remboursés.


On peut également vous proposer une ponction lombaire en cas de neuro-borréliose ou une ponction de liquide synovial sur une articulation touchée par l’infection.

A cause de ces tests et de l’ignorance médicale, beaucoup de patients se retrouvent pendant des années en errance médicale, voire en psychiatrie.

Sources

AQLM

https://www.youtube.com/watch?v=i2m-cJWI4vc

https://www.youtube.com/watch?v=YhHjFO4KVDk

https://www.youtube.com/watch?v=yKXyOBUzT0E

https://www.youtube.com/watch?v=5zf1ca8nU_Y



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